Le facteur g (intelligence générale) : définition, Spearman et QI

Le facteur g, ou intelligence générale, est ce que les scores à des épreuves mentales très différentes ont en commun. Qui réussit bien en vocabulaire réussit souvent aussi les suites logiques, les figures et les tâches de mémoire. Charles Spearman l’a remarqué en 1904 et a appelé g cette part commune. Les tests de QI sont conçus pour l’estimer ; ce qui la produit reste débattu.

Spearman, la théorie bifactorielle… et Binet

Dans son article de 1904 (American Journal of Psychology), Spearman compare les notes scolaires d’enfants à de simples épreuves sensorielles. Sa conclusion : toutes les branches de l’activité intellectuelle partagent une fonction fondamentale, à côté d’éléments propres à chaque tâche. Le poids de la part générale varie de 15:1 à 1:4 selon les dix domaines étudiés. C’est la théorie bifactorielle : un facteur général g et un facteur spécifique s pour chaque épreuve.

Un an plus tard, en 1905, Alfred Binet et Théodore Simon publient à Paris leur échelle métrique de l’intelligence. Deux approches nées presque ensemble : l’outil pratique de Binet, l’explication statistique de Spearman. Les tests de QI d’aujourd’hui combinent les deux.

Le facteur g dans les modèles actuels

Le fait que toutes les épreuves corrèlent positivement s’appelle en anglais le positive manifold ; Kristóf Kovács et Andrew Conway le décrivent comme le résultat le plus répliqué de la recherche sur l’intelligence. John Carroll a réanalysé en 1993 plus de 460 jeux de données et proposé un modèle hiérarchique à trois strates : de nombreuses aptitudes étroites à la base, des aptitudes larges au milieu — comme l’intelligence fluide et cristallisée ou le raisonnement spatial — et un facteur général au sommet.

La relation de chaque subtest avec g s’appelle sa saturation en g (g loading). Un QI total fait la moyenne de nombreuses tâches : une grande partie de ce qui est spécifique s’annule et il reste surtout la part commune. Voir comment fonctionnent les tests de QI.

Ce que g prédit, et ce que l’école change

L’aptitude mentale générale compte parmi les meilleurs prédicteurs de la performance au travail, même si une révision de Paul Sackett et ses collègues (2022) a abaissé les anciennes estimations de 0,10 à 0,20. L’éducation augmente le QI d’environ 1 à 5 points par année d’études supplémentaire (méta-analyse de 2018, plus de 600 000 personnes) ; mais dans une étude portant sur 1 091 personnes testées à 11 et à 70 ans, ce gain passait par des compétences spécifiques et non par g. Voir aussi comment augmenter son QI.

Les critiques

La régularité n’est pas contestée ; sa cause l’est. Han van der Maas et ses collègues (Université d’Amsterdam, 2006) ont montré qu’elle peut émerger de processus distincts qui se renforcent mutuellement au cours du développement, sans aucun g unique. Kovács et Conway (2016) voient g comme le recouvrement de processus exécutifs partagés par de nombreuses épreuves. Et un seul nombre laisse de côté des capacités auxquelles on tient : c’est l’argument des types d’intelligence.

Portée de cette page

Cette page résume des recherches publiées en termes généraux. Notre test mesure le raisonnement, ne fournit pas de score de facteur g et reste, comme tout test isolé, une estimation.

IQ Revealed n’est ni affilié, ni approuvé, ni lié aux chercheurs, universités, éditeurs ou revues cités. Leurs noms servent uniquement à identifier les travaux décrits.

Questions fréquentes sur le facteur g

Qu'est-ce que le facteur g ?

Une personne qui réussit bien un type d'épreuve mentale réussit en général bien les autres : vocabulaire, suites logiques, figures, mémoire. Le facteur g (g pour « général ») est le résumé statistique de ce que toutes ces épreuves ont en commun. Charles Spearman l'a décrit en 1904. C'est une régularité dans les scores, pas une zone localisée du cerveau.

Le facteur g est-il la même chose que le QI ?

Non, mais les deux sont étroitement liés. Le facteur g est estimé à partir des corrélations entre de nombreuses épreuves ; le QI est un score obtenu à une batterie donnée. Un QI total, qui combine de nombreux subtests, en est l'estimation pratique la plus courante ; un test court fondé sur un seul type de tâche l'estime moins précisément.

Quel lien entre Spearman et Binet ?

Ils travaillent au même moment. L'article de Spearman sur l'« intelligence générale » paraît en 1904 ; l'échelle métrique de l'intelligence d'Alfred Binet et Théodore Simon, en 1905. Binet cherchait un outil pratique pour repérer les élèves en difficulté ; Spearman, une explication statistique de la cohérence des résultats. Les tests de QI modernes héritent des deux.

Ce que mesure notre test

Notre test de QI mesure le raisonnement ; il ne donne pas de score distinct de facteur g. Le test est gratuit ; le rapport complet, avec score et percentile, fait partie de l'abonnement.

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